Les PME les plus prometteuses de Fribourg

10.04.2018 : PME Magazine

L’économie fribourgeoise profite aussi bien de ses ressources naturelles que des différents partenariats académiques mis en place dans la région. Notre série.

Que ce soit pour l’amélioration de la qualité de l’air, une optimisation des forêts gruériennes ou l’encouragement d’achats responsables, il y a parmi les entreprises fribourgeoises une réelle volonté de se développer dans le respect de l’environnement. Autre caractéristique de cette sélection: le nombre important de partenariats entre start-up fribourgeoises et centres de recherche académique. Des collaborations qui se matérialisent par le succès des technologies développées dans le canton.

«Nous évoluons dans l’industrie 4.0, celle de l’intelligence artificielle, résume Alain Codourey, CEO d’Asyril. Nous apportons la flexibilité de rendre chaque produit unique, mais en masse, et cela par la possibilité de reprogrammation du robot.» Le rôle de la machine développée par Asyril? Reconnaître le positionnement des pièces livrées en vrac, au préalable réparties sur une plaque, et les donner une à une à la machine qui procède à l’assemblage du produit. Une caméra prend une image qui indique au robot où et dans quelle position se trouve la pièce. Ce dernier est alors capable de donner chaque pièce, avec la bonne orientation, à la machine qui va les assembler. Contrairement à d’autres technologies existantes, les robots de la PME fribourgeoise sont reprogrammables et donc adaptables pour toute pièce. «Nous avons amené sur le marché la machine flexible à souhait.» Fondée en 2007 au sein du CPA Group, Asyril a développé la technologie avec le CSEM et l’Ecole d’ingénieurs de Bienne. La PME a commencé par se diriger vers l’horlogerie, «une montre étant composée de plus de 50 éléments différents, c’est donc un marché logique». Et la machine est actuellement utilisée par presque tous les horlogers helvétiques. Les domaines d’application se sont étendus depuis aux domaines médical, électronique ou encore connectique. «Nous avons commencé à trois et nous sommes 20 collaborateurs. J’attends une croissance assez forte pour 2018. En 2017, nous avons réalisé 4,5 millions de chiffre d’affaires. J’espère tripler ce montant dans les trois ouquatre années à venir.» Le premier défi de l’entreprise a été de faire correspondre le produit de la PME aux besoins du marché. Aujourd’hui, le défi est culturel et lié à la vente, afin de mettre en place un réseau de revente international. Asyril a pénétré le marché américain il y a trois ans. En décembre dernier, au Japon, l’entreprise a participé au plus grand salon de robotique du monde. «Nous avons vu l’intérêt d’être là-bas et employons actuellement un consultant et trois distributeurs sur place.»

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